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Les avancées de Tshernovits (Czernowitz) en 1908 Durée: 1h 11mn 39s 28 Langue: Français Vidéo d'un séminaire
 tourné
 le jeudi 31 mars 2005
 à  Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, 105 Boulevard Raspail, 75006, Paris
Intervenant(s) Francis ZIMMERMANN, InterviewéDirecteur d'études EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris, France, Anthropologie et linguistique
Francis Zimmerman est un anthropologue français spécialiste de l'Inde. Directeur d'étude à l'EHESS à Paris, il anime la formation doctorale Anthropologie sociale et ethnologie.
Ses thématiques de recherche sont l'anthropologie des systèmes symboliques, l'anthropologie de la parenté, l'histoire de l'anthropologie et les ethno-sciences.
Discipline(s) scientifique(s) Philosophie du langage
Anthropologie linguistique
Traduction, traductique
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Cette séance du séminaire est consacrée à l'exemple tragique du yiddish au début du XXème siècle, dont le temps fort fut la Conférence de Czernowitz en 1908 : la question des variétés hautes et basses des langues, allemandes et yiddish notamment, dans une situation de conflit entre langues minorées et langue dominante donne lieu à deux courants principaux à Czernovitz : une idéologie assimilationniste d'un côté (allégeance du yiddish à la langue allemande dominante), un mouvement pour la construction d'une variété haute du yiddish de l'autre. Parmi les défenseurs du premier se trouve Franz Rosenzweig, dont la philosophie sur les langues de la diaspora connaît une postérité chez Jacques Derrida et Marc Crépon, philosophes interrogeant l'identité socio-linguistique.
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à voir également...
Evènement issu des AAR : séminaire "La langue maternelle et les langues-relais" consultable ici en intégralité Ce séminaire pluri-disciplinaire, tenu à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales du jeudi 25 novembre 2004 au jeudi 19 mai 2005, pose que la langue maternelle n’est pas un instrument de communication d’informations, mais un mode d’expression où affleure la subjectivité du locuteur; les ambiguïtés ou les obscurités de ce que l’on dit dans sa langue maternelle sont moins un défaut qu’une richesse. La distinction qu’ont opérée les linguistes entre la compétence (une institution), qui est la maîtrise des règles de grammaire, et la performance (une pratique), qui est une mise en œuvre individuelle et dramatique de la voix, nous aide à comprendre le paradoxe que représente pour chacun d’entre nous sa langue maternelle: c’est moins une institution sociale qu’une pratique individuelle, c’est une langue qui tend à se faire parole. Une attention particulière est accordée à la question des langues dans l’Union européenne, par l’analyse, dans ses composantes anthropologiques et dans ses enjeux politiques, du concept de “langues-relais” ou “langues-pivots”, les quelques langues de traduction qui, au sein de l’Europe conçue comme une aire sociolinguistique en construction, cimentent l’union et font entrer chaque langue particulière dans le réseau de toutes les autres.
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