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La langue maternelle n’est pas un instrument de communication d’informations, mais un mode d’expression où affleure la subjectivité du locuteur; les ambiguïtés ou les obscurités de ce que l’on dit dans sa langue maternelle sont moins un défaut qu’une richesse. La distinction qu’ont opérée les linguistes entre la compétence (une institution), qui est la maîtrise des règles de grammaire, et la performance (une pratique), qui est une mise en œuvre individuelle et dramatique de la voix, nous aide à comprendre le paradoxe que représente pour chacun d’entre nous sa langue maternelle: c’est moins une institution sociale qu’une pratique individuelle, c’est une langue qui tend à se faire parole.La langue maternelle n’est pas un instrument de communication d’informations, mais un mode d’expression où affleure la subjectivité du locuteur; les ambiguïtés ou les obscurités de ce que l’on dit dans sa langue maternelle sont moins un défaut qu’une richesse. La distinction qu’ont opérée les linguistes entre la compétence (une institution), qui est la maîtrise des règles de grammaire, et la performance (une pratique), qui est une mise en œuvre individuelle et dramatique de la voix, nous aide à comprendre le paradoxe que représente pour chacun d’entre nous sa langue maternelle: c’est moins une institution sociale qu’une pratique individuelle, c’est une langue qui tend à se faire parole.
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